Recycler sur place ce que le jardin produit

À l’heure où les déchetteries sont fermées et où il est si important de rester dans son home sweet home, nombreux sont ceux qui, bénéficiant d’un jardin, ne savent pas quoi faire de leurs végétaux. Nous vous proposons donc quelques gestes simples pour recycler sur place ce que votre jardin produit. Facile, bon pour la biodiversité, ancrez ces gestes dans vos habitudes : ils restent pleins d’avantages, même après le confinement !

1/ On ne brûle rien !

Rappelons-le : depuis l’arrêté ministériel dédié de 2011, le brûlage de déchets verts est interdit sur l’ensemble du territoire national. Outre la pollution atmosphérique ainsi évitée - « Brûler 50 kg de végétaux à l’air libre émet autant de particules fines que 13 000 km parcourus par une voiture diesel récente ! », nous rappelle l’Ademe*, c’est en valorisant cette matière que vous enrichirez votre sol.

Dans la même veine des mauvaises solutions : on ne dépose rien dans la nature, et on ne laisse pas la tonte en tas ! Dans ces conditions, elle produirait du méthane et des jus acidifiants et nocifs… Alors on en fait quoi ?

 

2/ Mulchez, paillez !

La tonte, on la laisse sur place en choisissant la solution du mulching. Il s’agit de hacher suffisamment finement sa pelouse pour qu’elle se décompose rapidement, fournissant azote à votre gazon qui n’en sera que plus beau et résistant. Les tondeuses modernes proposent cette « option », pour les plus anciennes… Tondez en deux fois, ou quand l'herbe n'est pas trop haute. D’ailleurs, tondez avec parcimonie, dans les espaces dont vous avez besoin pour circuler, jouer… Une jachère fleurie est aussi jolie qu’utile aux abeilles et autres pollinisateurs ! Ces tontes peuvent également, une fois séchées au soleil, servir de paillage dans votre potager et vos massifs. Profitons-en pour vanter, au passage, les mérites du paillage. Celui-ci évite le phénomène de battage (le sol nu qui forme une croûte sous l’effet de la pluie battante), et rappelez-vous que, comme le disent les jardiniers : un paillage vaut deux arrosages. En limitant l’exposition aux UV et l’évaporation de l’humidité du sol, elle préserve la ressource en eau. Enjeu de la première importance ! Enfin, pailler c’est freiner la pousse des adventices, indésirables du jardin injustement appelés mauvaises herbes.

 

3/ Plus de problème de taille !

Le printemps est là. Les fruitiers, les haies commencent à relancer leurs pousses. Place donc aux tailles de structure (selon les espèces, certains sujets auront préféré une taille avant l’hiver). Avec cette matière première produite, plusieurs solutions possibles. Avec les branches fraîches les plus fines (1 à 2 centimètres de diamètre maximum), on pourra réaliser un broyat à l’aide de sa tondeuse sans l'abimer. Pour ce faire, disposez les branches sur une surface plane et roulez dessus sans trop forcer, en variant les sens de coupe. Prenez garde aux projections !

Les branches un peu plus grosses, vous pourrez soit les conserver pour disposer de bois sec (barbecue, feu de cheminées…), soit les débiter en brins de 20 à 50 cm à l’aide d’une cisaille de force pour ensuite les valoriser en paillis sous une haie par exemple (abris pour la faune du jardin, développement des auxiliaires du sol), soit, en les gardant longues, les disposer sous forme d’une fagottière. Cette jolie méthode consiste à maintenir vos branches entassées entre deux rangées de piquets, distantes de 30 centimètres environ, pour créer une haie aussi séparative que décorative. Elle vaudra tous les hôtels à insectes que vous trouveriez dans le commerce ! Petite précision : contrairement aux idées reçues, tous vos végétaux sont compostables, y compris les résineux, même s’ils sont plus ou moins longs à se décomposer. C’est un avantage puisqu’on peut souhaiter, selon les usages, un paillage plus ou moins durable !

 

Vous voilà armés pour faire de votre jardin un havre de paix. Pour vous, et pour la faune et la flore qui pourra y prospérer, le rendant ainsi plus apte à affronter stress hydrique, prolifération de nuisibles ou maladies. D’ailleurs, dans le cas d’une future création de jardin ou d’un réaménagement, pensez à prendre en considération ces éléments de valorisation et favoriser la plantation des sujets qui vous arrangent et ainsi disposer de tout ce dont vous avez besoin pour votre jardin ou la bonne gestion de votre compost. Quoi, vous ne savez pas composter ? Visitez le jardin pédagogique, vous devriez trouver votre bonheur !

*Téléchargez Le guide des bonnes pratiques de l'ADEME ici

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